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  Institut Français de Varsovie
 



Gautier Deblonde
"Arctique"



Exposition du 14 février au 14 mars 2008

Vernissage le jeudi 14 février à 19h



Svalbard, 2003-2006

L’archipel a été découvert en juillet 1596 par l’explorateur hollandais William Barents qui recherchait une route du nord pour la Chine. Il pensait que ces îles appartenaient au Groenland et les baptisa Spitsbergen ( les montagnes à la pointe aiguisée). Le nom actuel de Spitsbergen (du moins depuis que les norvégiens ont acquis la souveraineté de l’île en 1925) est Svalbard (la côte froide).

C’est grâce à une commande que j’ai éffectué mon premier voyage dans ces îles, il y a 3 ans. Je connaissais à peine leur nom et j’aurais certainement eu du mal à placer cet archipel sur la carte, à 800 km du pôle Nord…

Ma surprise fut de taille lorsque je me suis trouvé pour la première fois devant ces paysages. Voyager dans d’autres continents est évidemment dépaysant. Mais se retrouver à Svalbard, c’est changer d’univers.

Nous perdons rapidement toute notion de lieu et de temps, il fait continuellement jour pendant 6 mois de l’année et la nuit est totale pendant 4 mois, au point qu’il devient difficile de définir le jour et l’heure qu’il est.

La lumière est certainement ce qui fait l’identité de Svalbard. Elle peut briller et éclairer avec une extrême netteté, mais très vite, elle peut devenir diffuse, douce, indécise, sombre. Elle joue avec ces paysages monochromes, et offre une palette de couleurs restreinte, mais si riche.
D’une photographie à l’autre, la lumière change et accentue l’impression que tout est toujours à recommencer.
C’est un appel aussi.
Et si ce premier voyage m’a fait découvrir un monde que je ne pouvais soupçonner, il me fallait y retourner. Je l’ai fait 5 fois en 3 ans.

C’est là que j’ai rencontré différentes communautés, comme à Barenstburg, village minier Russe existant depuis 1932, le dernier en Arctique. A son apogée plus de 1500 habitants y vivaient. Depuis, une certaine mélancolie s’est emparée du village, et lors de mon passage en mars 2005, ils n’étaient plus que 600. Cet été, faute de charbon à extraire, le nombre d’habitants était encore divisé par deux. La seule école a été fermée. Barenstburg vit ses dernièrs jours.

En octobre 2006, Ny-Alesund fut ma nouvelle destination. Ancien village minier, il est devenu maintenant une référence dans le monde des sciences: 30 scientifiques en hiver et jusqu’à 100 en été y vivent. Ils sont tous là pour calculer, mesurer les changements climatiques et atmosphériques, étudier la faune, la flore et la vie marine.
Les résultats ne sont pas toujours bons…

A l’image de Barenstburg, Svalbard vit peut être ses derniers jours.
Ces terres si dures et si fragiles à la fois, sont victimes du réchauffement climatique: elles changent inexorablement. L’essayiste américaine Gretel Ehrlich les appelles “The Vanishing Landscapes”, les paysages qui disparaissent.


Gautier Deblonde, décembre 2006. ( extrait du Monde2 )



Gautier Deblonde est né à Rouen, et s’est installé à Londres en tant que photographe, en 1991.
Une serie de ses portraits d’artistes a été publiée par La Tate Gallery en 1999. Il a travaillé avec le scuplteur Australien Ron Mueck (exposé a la Fondation Cartier en 2005) lors de la fabrication de “Boy”. Cette serie d’images a été publiée par Anthony d’Offay Gallery lors de la Bienalle de Venise, et a gagné le 1er prix “histoire section art” au World Press 2001. En 2002 il a collaboré avec la réalisatrice Ecossaise Lynne Ramsay sur le fim “Morvern Callar” et a publié un livre du même titre (Screenpress 2002).
Ses images ont été exposées à la National Portrait Gallery, Tate Britain, Tom Blau Gallery, La Chambre Claire.
En tant que portraitiste, son travail est publié dans la presse internationale.
Il finit actuellement deux projets de livres sur L’arctique et les ateliers d’artistes. Il vit maintenant entre Londres et Lille.


www.gautierdeblonde.com


Remerciements :

Cape Farewell - www.capefarewell.com
David Buckland
nb pictures
Monde2
The Telegraph


 
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