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DUBOIS, lauréat de la bourse 2005 [
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Pour la cinquième année, le concours a battu
des records de participation. Nous avons été une
fois de plus impressionnés par le niveau général.
Au point qu'il a été difficile de trancher. Le jury
composé d'Olivier Spillebout, directeur du festival Transphotographiques
et de la rédaction de RP a finalement choisi le travail
de France Dubois. C'est donc une jeune femme qui se verra confier
la commande passée par le festival Transphotographiques.
Elle reçoit 1500 € pour effectuer un travail sur la
ville de Lille pendant cet hiver et, au printemps, ses photos
seront exposées lors de la prochaine édition du
Festival. Cerise sur le gâteau, Epson partenaire du concours,
lui aussi offre 1000 € de matériel a choisir dans
le catalogue de la marque. Mais revenons au dossier de France
qui a séduit par sa cohérence et son ambiance proche
d'un road movie. Ce n'est pas un hasard, quand au lit de son CV,
on y apprend que France réalise aussi des vidéos
primées à plusieurs reprises. Il y a trois ans,
France a abandonné son emploi dans une grande entreprise
pour se consacrer exclusivement à son art. Courageux !
Voici un extrait de sa lettre : "Mon approche relevant du
documentaire et de l'expérimentation s'articule autour
d'une certaine appréhension des lieux. Une auscultation
de la ville et un portrait de la figure humaine dans cet espace.
Les couleurs et la lumière sont mes guides".
LES AUTRES FINALISTES :
Patrick
Jallageas (Salon-de-Provence) :
En feuilletant le dossier soumis par Patrick Jallageas, on plonge
dans un univers de graphisme marqué où le terme
de lumière est pris au pied de la lettre. La lumière
y est illustrée en opposition à l'ombre, dans un
dédale de formes que seul l'appareil photo peut découper
dans l'espace. Ce travail n'est pas sans rappeler celui d'un autre
photographe que nous aimons beaucoup à la rédaction,
Lucien Hervé. Sa présentation minutieuse - petits
tirages barytés de 11,5 X 8 cm sur papier style vélin
d'Arches - contribue à cette impression de rigueur et de
maitrise. Patrick n'est pas un débutant, il a été
longtemps un membre actif de la galerie la Fontaine Obscure à
Aix-en-Provence et a remporté récemment la Galerie
d'essai aux Rencontres d'Arles 2004. Gageons qu'il n'en restera
pas là !
Frédéric Delangle (Rueil-Malmaison)
:
"Passées les heures de soleil aveuglant et
de vacarme général dans cette ville survoltée,
la soirée annonce un apaisement général de
ses occupants". La ville est en l'occurence Ahmedabad en
Inde où Frédéric Delangle a séjourné
plusieurs fois depuis 1999 pour une mission de mise en valeur
du patrimoine. Pour celà, il a utilisé très
justement la chambre 4x5 qui
procure à cette série d'images une esthétique
très contemporaine. Ce travail rigoureux a attiré
l'attention et, sans dévoiler de secrets, Frédéric
a jusqu'au bout figuré dans le trio de tête. Le jury
a apprécié le traitement de la lumière, la
variété des cadrages et l'ambiance irréelle
qui se dégage de cette série d'images. De la belle
ouvrage, vraiment !
Guillaume Cabannes (Marseille) :
"Je vous envoie cette série de dix photographies
réalisées avec le Canon EOS 300D et le 50mm de base.
J'ai recadré toutes les images au format carré pour
sortir du côté narratif qu'induit le 24x36 classique.
L'essentiel étant, à mes yeux, le travail sur la
lumière et son impact sur la matière de la ville.
La ville où j'habite est une ville de lumière. Une
lumière qui écrase tout mais qui fait vivre violemment
les couleurs de chaque chose". Tout est dit. Et on ne peut
que féliciter Guillaume pour son ensemble d'images qui
laisse la part belle à la lumière vive du Sud. Guillaume
précise que c'est son premier travail en couleur, avant
il ne faisait que du noir & blanc. Pour un début, c'est
sacrément prometteur...
Benoît Linder (Strasbourg) :
Nuit et brouillard pourrait être le titre de ce dossier.
Benoît Linder, lui, a préféré "Nuit
Blanche". Bon sang que c'est beau le grain du film quand
il explose sous la pâle lueur des réverbères.
Vous l'aurez compris, le dossier de Benoît nous a beaucoup
plu. Très classique, diront certains, oui mais aussi très
bien fait. C'est une vision de la ville qui tient la route et
permet à Benoît de réunir
des photos réalisées sur cinq ans. Benoît
se réclame de Robert Franck, Lee Friedlander, Richard Avedon...
que du
bon !
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