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Maison de la Photographie Nord Pas de Calais
TRANSPHOTO.net
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ANTOINE CATARINO, lauréat de la bourse
2002 [voir
la galerie]

Antoine Catarino se voit passer une commande par le festival
des Transphotographiques. Il reçoit un montant de 1 500
euros pour réaliser un reportage sur la ville de Lille,
reportage qui sera exposé au prochain festival en mai
2003. Il remporte aussi un bon d'achat de 750 euros en matériel
Sigma.
C'est Antoine Catarino le lauréat de la bourse à
la création 2002. Son portfolio s'est vite démarqué
parmi la centaine de dossiers reçus en raison de sa véritable
originalité.
Antoine est un éducateur de 50 ans qui habite à
Morteau, ville située entre la Suisse et Besançon.
A new York, il a été frappé par le flux
incessant des personnes dans la rue qu'il a essayé de
traduire via des montages opérés sur ordinateur
: " ces images font partie d'une série de 32 photos
réalisées en mai 2002 en remontant Brodway. J'ai
scanné mes diapos et tenté de me rapprocher du
cinéma en juxtaposant des images. C'est évidemment
une écriture différente de la photo fixe. J'ai
visité le mémorial du 11 septembre mais je n'ai
pas eu envie de m'y attarder. J'avais plutôt envie de
montrer la vie de cette ville en créant des petites histoires.
Je fais des photos en fonction de mes montages. A la prise de
vue, je sais à peu près ce que ça peut
donner
"
Antoine est enthousiaste à l'idée de réaliser
un reportage sur Lille, le résultat sera exposé
à Lille en mai 2003.

LES AUTRES FINALISTES :
MICHAËL SERFATY (Aix-en-Provence) :
Ce n'est pas vraiment de l'humain qu'il s'agit mais de sa
représentation au travers des affiches publicitaires.
Un humain idéalisé et que Michaël Serfaty
a intégré dans ses cadrages : " J'ai longtemps
déshabité mes photos de ville préférant
l'élégance des architectures centenaires au mouvement
agité de foules anonymes. Dans ces grands panneaux qui
habitent le décor des villes, j'ai vu une tentation dérisoire
de l'homme de rivaliser avec le gigantisme urbain, un vain combat
entre l'éphémère et l'éternité
". Comme c'est bien dit ! Michaël n'est pas écrivain
mais obstétricien, et il ne le sait pas encore, mais
son bébé a été vivement soutenu
par une partie du jury. Mais il ne fallait qu'un gagnant

ALAIN LEFEBVRE (Caudebec lès Elbeuf) :
" Ville lumière, ville éternelle, ville
dortoir, ville d'eau, ville aux cent clochers, ou aux cents
cheminées
la ville est multiple. Les hommes eux
y prient, s'y promènent, font du sport, s'aiment et s'ennuient
car au fond on y est souvent seul
".C'est effectivement
une vision d'un humain solitaire perdu dans l'univers de la
ville, que nous livre Alain Lefebvre dans les huit images envoyés
pour le concours. Mais le plus intéressant dans son approche,
c'est que cette solitude il l'a retrouvée et photographiée
dans des villes aussi diverses que Lisbonne, El Oued, Roubaix,
Toulouse, Peshawar ou Karachi
En Orient ou en Occident, l'être humain est seul mais
aussi vulnérable, réduit par les cadrages d'Alain
à une silhouette au fond de l'image ou au mieux à
un gisant vivant. L'ensemble n'est pas très gai, et pas
si éloigné de la réalité.
MICHEL STAUMONT (Fontaine au bois) :
"Que l'on cherche sa route, que l'on rentre ou sorte
du métro, que l'on arpente les rues de la ville, toujours
d'autres formes humaines vous fixent, vous suivent, vous espionnent
Imperturbables,
silencieuses, collées au mur de la ville ici ou là.
Je les ai fixées moi sur la pellicule ". Les affiches
publicitaires qui envahissent les villes ont beaucoup inspiré
les participants de notre Bourse à la Création.
Parmi tous les dossiers déclinés sur ce thème,
le jury a retenu celui de Michel Staumont, remarquable par bien
des aspects. Grande maîtrise du cadrage panoramique, tirages
barytés impeccables, présentation très
soignée
Michel n'est pas loin du grand prix. La
prochaine fois peut être ?

PATRICK DEVRESSE (Dainville) :
Aux villes cosmopolites, Patrick a préféré
l'unité de lieu. Son travail porte sur les deux places
d'Arras, qui, selon lui " ne prennent réellement
sens que lorsque l'humain les habite. " Patrick avait déjà
été sélectionné l'année dernière
parmi les finalistes. Il arrive encore dans les premiers grâce
à un dossier très abouti regroupant des photos
n&b de bonne tenue et une présentation irréprochable.
FRANÇOIS BERTAIOLA (Délémont, Suisse)
:
Paris, Barcelone, Venise ou Monte Carlo
quelle que
soit la ville, François Délémont a privilégié
le graphisme et les situations insolites servi par un n&b
classique et de bon aloi. Bien lui en a pris puisqu'il est resté
jusqu'à la fin dans le peloton de tête. Enseignant
en biologie, François a néanmoins beaucoup exposé.
Il mène depuis plusieurs années un travail de
longue haleine sur
l'humain dans la ville !
Voix du Nord du 07/11/2003 :