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LAUREATS 2010 PRIX HSBC POUR LA PHOTO
LAURENT HOPP et LUCIE & SIMON

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Exposition du 27 janvier au 23 février 2011

Vernissage le jeudi 27 janvier à 19h


Créé en avril 1995, sous l’égide de la Fondation de France, le Prix HSBC pour la Photographie est présidé par Peter Boyles, Vice-président de HSBC France, Directeur Général de l’Europe Continentale.
Chantal Nedjib, Directeur de la Communication de HSBC France, en est la Déléguée Générale.

La vocation du Prix HSBC pour la Photographie est de soutenir les travaux de photographes professionnels encore peu connus, en les aidant à promouvoir et à valoriser leurs œuvres. Le Prix HSBC a pour vocation d'accompagner chaque année deux jeunes talents photographiques contemporains et vivants, travaillant sur la représentation du réel, sans considération d'âge, ni de nationalité.

Aider la génération montante de la photographie

Le Prix HSBC pour la Photographie est présidé par Peter Boyles, Directeur Général de HSBC France.

Le Prix HSBC pour la Photographie s’engage à aider de façon durable la génération montante de la photographie. Ainsi, elle désigne tous les ans deux lauréats, rigoureusement sélectionnés, afin de les promouvoir auprès d'un large public.

Pour sélectionner ses lauréats, un concours est organisé chaque année, d'octobre à décembre, à l'issue duquel le conseiller artistique de l’année présélectionne une dizaine de dossiers parmi les candidats.

Pour soutenir le travail des lauréats, le Prix HSBC pour la Photographie :

  • coédite avec Actes Sud, dans la «Collection du Prix HSBC pour la Photographie», le premier ouvrage monographique de chacun des lauréats ;
  • organise l’exposition de leurs oeuvres dans des lieux professionnels ;
  • conseille HSBC France pour l’acquisition d’oeuvres des artistes lauréats pour son fonds photographique.




LAURENT HOPP Sublunaire
Né en 1974 - Réside à Aubervilliers - France


© Laurent Hopp

On ne sait trop, face aux images de Laurent Hopp, s’il faut d’abord parler de paysages ou d’ambiances, les deux étant étroitement liés. Autrement dit, ce qui se dégage de ces photographies c’est d’abord un climat, celui particulier des mais aussi des luminosités. Apparemment nous sommes dans un milieu urbain, à tout le moins périphérique, mais rien n’est moins sûr. Les repères s’estompent –début ou fin de nuit– dans la lumière étrangement colorée de l’éclairage public. Ces chaussées qui ont l’air de se terminer en cul-de-sac, ces carrefours dont les branches s’estompent on ne sait où, contribuent à créer un véritable univers nocturne dont les limites se fondent dans une nature improbable mais familière.

L’élément le plus important de ces images est sans aucun doute la végétation qui empreint ces paysages semi-urbains, les enveloppe et dès lors réduit l’impact de l’éclairage des lampadaires ou des néons. Prises en hiver ces photographies seraient totalement différentes et ne bénéficieraient pas de cette ambiance particulière induite par la nature environnante, elle-même en partie artificielle. Dans ces nuits estivales désertes, les tonalités de verts denses et profonds, de rouges parfois plus diaphanes entretiennent une parfaite ambiguïté. Ces portions de territoires aux marges des agglomérations, ces routes vides et rectilignes, ces constructions fantomatiques nous intriguent, sans doute parce que, trop réelles, elles pourraient nous donner l’illusion d’un décor, celui d’une dimension cinématographique.

Textes de Bernard Marcelis, Conseiller Artistique 2010.



LUCIE & SIMON Scènes de vie
Née en 1981, né en 1986 - Résident à Paris - France


© Lucie & Simon

Les vertiges du quotidien

Lucie et Simon travaillent ensemble à Paris depuis 2005. Ils se sont fait connaître par une première série Earth Vision, montrant des vues nocturnes d’environnements urbains façonnés par la lumière artificielle.

C’est peu dire que l’on plonge au propre et au figuré dans leur nouvelle série, Scènes de vie. Elle met en représentation une ou plusieurs personnes dans leur environnement familier, et à un moment bien précis de la journée, celui du relâchement et de la détente dans une intimité personnelle non partagée, comme au cours d’une sieste bienvenue d’un moment de rêverie inopiné ou d’une baignade décompressante. Une mélancolie certaine se dégage de ces instants.

Ce qui frappe ensuite, c’est le point de vue adopté : toutes les prises de vues sont opérées à la verticale de la scène choisie. La première impression qui s’en dégage, c’est que ces images, plus que toutes autres, semblent être prises à l’insu des personnages qui en sont les protagonistes. La délicatesse des mises en scène, un certain abandon des personnages, la spontanéité des attitudes, la banalité des activités, renforcent cette impression d’intrusion visuelle, de voyeurisme parfois, comme si l’on s’était trompé de porte pour se retrouver chez le voisin.

Le basculement de la perspective, l’écrasement de la profondeur de champ, la mise à plat de la frontalité déstabilisent l’oeil et, paradoxalement, nous invitent à regarder les «vertiges du quotidien» sous un tout autre angle.

Texte de Bernard Marcelis, Conseiller Artistique 2010

 
 
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