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LA BOURSE DU TALENT 2012
l'exposition

Exposition du 26 mars au 27 avril 2013
Vernissage le mardi 26 mars à 18h30
Entrée libre
 

L’édition 2012 récompense Joan Bardeletti, lauréat de la Bourse du Talent#49 Reportage pour Black Snow, travail sur les tentatives d’intégration en Italie d’un groupe de migrants africains venus de Libye. Thomas Sanchez, Bourse du Talent#50 Portrait, a été récompensé pour Sueños Compartidos, où il résume l’histoire des habitantes d’un bidonville de Buenos Aires, membres d’une association qui transforme les abris de fortune en logements sociaux. Isabelle Chapuis s’est vu décerner la Bourse du Talent#51 Mode, pour la série Barbapapa. Vasantha Yogananthan, quant à lui obtient la Bourse du Talent#52 Espace pour Piémanson, travail consacré à la vie des estivants de cette plage camarguaise, la dernière d’Europe à ne pas être réglementée.
L’édition chinoise de la Bourse du Talent est présente pour la seconde fois grâce aux lauréats
Su Gacise, Li Xinzhao et Wei Bi.
Un hommage sera rendu à
Rémi Ochlik, disparu en février en Syrie, à travers une rétrospective de son travail en France, Haïti, Sierra Leone, et dans les pays du Printemps arabe. Cette édition lui est dédiée.


© de gauche à doite : Thomas Sanchez, Joan Bardeletti, Isabelle Chapuis, Vasantha Yogananthan, Rémi Ochlik


Portrait, reportage, mode, paysage et architecture, la photographie embrasse tous les champs de la représentation, scrute tous les aspects de la société. La Bourse du Talent démontre à l’évidence que, si la photographie est un loisir universellement partagé, il s’agit avant tout d’un métier. Un métier exigeant, difficile, dangereux parfois. Faire connaître à un public passionné les oeuvres de jeunes photographes émergents, leur permettre de poursuivre un travail dans lequel ils s’engagent avec énergie et conviction, tel est le but des quatre sessions annuelles de la Bourse du Talent. A un tournant crucial de l’évolution du médium, la Bibliothèque nationale de France a pris en compte ce magnifique effort, et a choisi, en 2007, de s’associer à l’action des organisateurs du prix. Toutefois si jamais la photographie suscite aujourd’hui un intérêt sans pareil, les jeunes photographes professionnels se heurtent à de sérieuses difficultés pour faire connaître et faire vivre leur oeuvre. L’exposition annuelle témoigne de leurs recherches, de l’originalité de leurs points de vues. Qu’ils empruntent les chemins de leurs grands prédécesseurs, qu’ils inventent de nouveaux moyens d’interroger le médium, tous font oeuvre, tous examinent l’état du monde. Le besoin de témoigner appelle de nouveaux moyens. Il leur inspire de forger un vocabulaire plastique personnel, lié ou non aux nouvelles techniques. Le besoin de témoigner les pousse parfois à courir les plus grands périls, à faire de ce besoin un destin. Ainsi, l’édition 2012 est-elle dédiée à Rémi Ochlick, tué en Syrie lors d’un reportage. La qualité de son regard et son intelligence des situations se montre à plein dans les images présentées à la fois en hommage et en préface. De ses écrits nous retiendrons la conscience du danger, la sensation de la peur et le souci de la surmonter, force caractéristique des grands reporters que furent Robert Capa et Gilles Caron.
La Bourse du Talent serait donc cette année empreinte de tristesse, si elle n’offrait, encore une fois, une perspective optimiste sur l’avenir de la photographie et le devenir des jeunes talents qu’elle dévoile au public.

Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France



L’exposition de la Bourse du Talent met en lumière l’irrépressible vocation des jeunes photographes à nous raconter notre monde, tel qu’ils le voient, avec leur acuité, leur sensibilité, la manière singulière de confronter leurs passions avec la réalité. Fût-ce à en perdre la vie…
Et si leurs champs photographiques ne sont pas tous des champs de bataille, des Printemps arabes aux confins des plateaux du Pamir, des vestes de survies des migrants africains à celle portée dans un studio de mode, tous leurs regards sont ceux originaux d’auteurs, poétiques, réfléchis, transversaux. Ils sont,à leur manière, une proposition politique ancrée sur notre planète et sur notre début de XXIème siècle.
Pourquoi ces prises de risques ? Pourquoi vouloir réaliser des prises de vues alors que l’on sait qu’elles ne seront pas publiées ? La presse qui se débat pour survivre, a depuis fort longtemps oublié son compagnon de route, la photographie. Signe des temps ou dégâts collatéraux, les agences de presse ont aujourd’hui pour la plupart disparu. On demande aux photoreporters de mettre leur talent et leurs regards au service de la communication d’entreprise, et il semble que la demande réduit de plus en plus tout espoir d’alternative. Il faut du courage à un jeune photographe pour envisager de réaliser une carrière libre.
La profusion d’images partagées sur les réseaux sociaux nous dit chaque heure que nous sommes tous photographes, créateurs, partageurs et spectateurs, sur le régime communément admis d’une gratuité universelle. Or, ces torrents d’images, souvent bonnes, qui finiraient par dissoudre la notion même de photographe professionnel, peuvent aussi affiner sa perception et au bout de compte aiguiser le besoin d’images différentes, riches de sens, et c’est ce qu’on ressent avec le retour d’une demande de formation en écoles.
C’est dans cet esprit que, depuis sa création, la Bourse du talent encourage ces jeunes auteurs photographes que cette exposition dédiée à la mémoire de Rémi Ochlick a l’honneur de présenter. En 2004, Rémi Ochlick avait quitté son école en courant vers Haiti et son destin de photographe. Merci Rémi de nous apprendre à voir.

Didier de Faÿs, directeur de publication de Photographie.com







 
 
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